Histoire des jeux vidéo

SD Gundam The Great Battle: Aratanaru Chousen

Un agréable classique

Illustration

               SD Gundam: The Great Battle – Aratanaru Chousen (Super Famicom, 1994)

      SD The Great Battle (1990) - Nintendo SNES (Super Nintendo Entertainment  System) - LastDodo

     

SD Gundam The Great Battle: Aratanaru Chōsen

SD Gundam The Great Battle: Aratanaru Chōsen sort le 29 décembre 1990 sur Super Famicom. Il s’agit du premier épisode de la série The Great Battle, une sous-licence majeure de Banpresto qui marque un tournant stratégique important : le crossover systématique entre plusieurs franchises emblématiques japonaises sous forme SD.

Le jeu réunit 3 licences, c'est donc un Cross,over qui réunit  SD Gundam (Sunrise), Ultraman (Tsuburaya Productions), Kamen Rider (Ishinomori Productions).

Ce concept de fusion inter-licences, aujourd’hui bien connu via Super Robot Wars, était alors encore relativement novateur sur console domestique. Banpresto adopte ici une approche pragmatique : utiliser la forme SD pour harmoniser visuellement des univers radicalement différents, tout en réduisant les contraintes de cohérence narrative.

Le développement du jeu est assuré par Sunsoft, studio japonais reconnu à l’époque pour sa maîtrise technique sur Famicom et Super Famicom. Ce choix n’est pas anodin : Sunsoft dispose déjà d’une solide expérience dans les jeux d’action lisibles, bien rythmés et techniquement propres.

Sur le plan ludique, Aratanaru Chōsen se positionne comme un jeu d’action à défilement horizontal, SD The Great Battle: Aratanaru Chousen (SNES/Super Famicom) ·  RetroAchievements à mi-chemin entre beat’em up simplifié et action-platformer. Le jeu ne cherche pas à reproduire la profondeur d’un Final Fight ni la nervosité d’un shoot’em up, mais une accessibilité immédiate, adaptée à un public large, incluant les plus jeunes joueurs.

Il s’inscrit également dans la toute première vague de jeux Super Famicom sortis au cours des premières semaines qui suivirent la commercialisation de la console, à une époque où tous les standards de Gameplay de la console ne sont pas encore définis (Super Famicom qui on le rapelle est sorti en Novembre 1990 soit à peine plus d'un mois avant SD Gundam avant Aratanaru Chosen).

Test 

Graphismes — 14 / 20

Pour un titre de toute fin 1990, SD Gundam The Great Battle affiche une réalisation solide. Les sprites SD sont clairs, expressifs et bien différenciés, malgré la diversité des franchises représentées.
Les décors restent relativement simples et répétitifs, mais leur lisibilité est irréprochable, ce qui est essentiel pour un jeu d’action.

Techniquement, le jeu n’exploite pas encore les capacités avancées de la Super Famicom, mais il se situe au-dessus de la moyenne des titres de lancement, avec une identité visuelle immédiatement reconnaissable.


Animations — 13 / 20

Les animations sont correctes sans être spectaculaires. Les personnages disposent d’un nombre limité de frames, ce qui donne parfois une impression de rigidité.
Néanmoins, les coups, déplacements et attaques spéciales sont parfaitement lisibles, et le jeu ne souffre d’aucune lourdeur critique.

Les ennemis et boss bénéficient d’animations plus marquées, renforçant l’impression de progression et de montée en puissance.


Musiques — 15 / 20

La bande-son constitue l’un des points forts du jeu. Sunsoft, fidèle à sa réputation, propose des compositions efficaces, entraînantes et techniquement bien maîtrisées pour un titre aussi précoce dans la vie de la console.

Les thèmes sont rythmés, mémorables pour certains, et soutiennent efficacement l’action sans saturer l’espace sonore. Les effets sonores sont simples mais percutants, renforçant l’impact des attaques.


Gameplay — 14 / 20

Le gameplay repose sur une formule simple : progression horizontale, élimination d’ennemis, affrontements contre des boss, avec des personnages aux capacités distinctes.
La prise en main est immédiate, les contrôles réactifs et la difficulté globalement bien dosée.

En revanche, la variété des situations reste limitée et le jeu ne renouvelle pas profondément le genre. La profondeur mécanique est volontairement réduite, au profit d’une accessibilité maximale, ce qui correspond clairement à l’intention initiale du projet.


3) La note finale du jeu — 14 / 20

SD Gundam The Great Battle: Aratanaru Chōsen est un jeu fondateur, plus important historiquement que techniquement. Il pose les bases d’une série durable, introduit un modèle de crossover qui deviendra central chez Banpresto et démontre l’efficacité du format SD comme outil de convergence inter-univers.

Sans être un chef-d’œuvre ni un incontournable absolu de la Super Famicom, il reste un titre solide, cohérent et agréable, particulièrement intéressant pour comprendre l’évolution des jeux Banpresto et l’émergence des grandes franchises crossover japonaises.